Bon, alors si j'ai bien compris, on va bientôt pouvoir aller se piquer tranquille, bien au chaud dans une salle mise gracieusement à disposition par les municipalités, au frais des contibuables comme de bien entendu. Ca va donner ce genre de dialogue :
- Bonjour m'sieur Duchmol, qu'est ce que ce sera pour vous aujourd'hui ?
- Va niquer ta race et file moi le matos, j'suis en manque de maille, m'faut mon shoot, zivââââ.
- Et voilà m'sieur Duchmol, une belle seringue toute neuve, un p'tit tampon de désinfectant, une p'tite cuillère, de sérum physiogique et un garrot, comme d'habitude. Vous pouvez aller vous installer. Vous voulez la télé, un p'tit film, de la musique, un café ?
- Zarma, j'suis pas ton lardon, fait pas chier. Hé, t'as pas d'la dope à me filer, j'ai pô d'quoi triper à fond.
- Bougez pas m'sieur Duchmol, j'vais en demander dehors, il y a vos collègues devant sur le trottoir qui tiennent boutique.
- Allez, bouge ton luc, j'commence à flipper.
Trois minutes plus tard :
- Voilà voilà m'sieur Duchmol, j'ai vot'dose. Un gramme pile poil, z'avez plus qu'à...
- C'est bon, maintenant casse toi !
Et voilà donc notre brave Duchmol qui peut s'injecter sa dose d'héro de première qualité, planer bien au chaud pendant trois ou quatre heures, bénéficier d'un café et d'un casse dalle au moment de son attérissage, et recommencer le lendemain. En plus, il rencontrera des collègues toxos comme lui, ils pourront se refiler les bonnes adresses, échanger les p'tits sachets, les p'tites pillules, tout le matos, tranquilles.
Ah, le beau pays qu'est la France, on va aussi dans la foulée, légaliser le cannabis, tu vas pouvoir acheter ta barrette au tabac du coin, 12 keus la barrette. Avec un paquet de tabac et un cahier de grandes feuilles, tu t'en sors pour 20 balles. Le paradis pour un p'tit biffeton, la piquouze pour à peine plus.
Moi je trouve génial que nos politiques s'occupent si bien de ce gens qui souffrent d'un addiction. Pour les pochtrons, les bistrots, pour les fumeurs de toutes sortes, les bureaux de tabac, pour les héroïnomanes et autres cocaïnomanes, la salle de piquouze. Super non ?
Là, il me vient une idée, pour les accros au sexe. On pourrait faire des maison où d'accortes jeunes femmes offriraient leurs charmes et quelques boissons rafraîchissantes. On pourrait y venir tranquillement pour passer un bon moment. Il y aurait des pièces à thèmes. Une chambre africaine, une chambre asiatique, une chambre genre médiéval. Les jeunes femmes porteraient des tenues affriolantes et il suffirait de choisir sa partenaire. Ce serait bien, t'as les glandes qui te travaillent ? Hop, un saut à la maison... Faudrait leur trouver un nom à ces maisons, lupanar, bobinard, clandé, boxon, claque, bordel...
Allez, président François, ouvrez les maisons.